Le territoire de l'actuelle Algérie est habité depuis la préhistoire, soit 2 millions d'années de présence humaine sur cette contrée située sur un point de circonvolution autour duquel plusieurs influences s'entremêlent. L'Afrique, le bassin de laMéditerranée, l'Europe ainsi que l'Orient furent des éléments incontournables tout au long de son cheminement historique.
Les vestiges archéologiques, fruits de ces influences multiples et diverses, sont aussi nombreux dans ce pays. A commencer par les ossements attribués à l'Atlanthrope en passant par les pièces de monnaie des royaumes berbères, à l'époque romaine qui se manifeste par de nombreux sites, les plus connus demeurent ceux de Timgad et Tipaza, cette dernière offre à titre d'exemple l'une des plus grandes superficies de nécropoles antiques connues autour de la Méditerranée. A l'extrême sud on peut noter aussi l'existence du plus grand musée naturel au monde. Autant de preuves qui attestent de l'extraordinaire richesse de son histoire.
La colonisation française
À cette époque, dans la France de Charles X, la conquête de l'Algérie n'était qu'un prétexte pour chasser les corsaires turcs, alors que le but véritable était le renforcement de l'autorité royale en France. À l'exception de la Grande-Bretagne, les puissances européennes donnèrent leur accord, car l'expédition française leur permettait de se débarrasser des corsaires barbaresques tout en reprenant le drapeau de la grande croisade chrétienne contre les musulmans. Entre le 11 et le 18 mai 1830, quelque 37 000 hommes répartis dans 675 bâtiments, c'est-à-dire toute la marine française de l'époque, embarquèrent pour conquérir l'Algérie alors sous protectorat ottoman. Le débarquement eut lieu le 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch et, le 5 juillet, les troupes françaises du général de Bourmont firent leur entrée dans la forteresse d'Alger. Moins d'un mois plus tard, Charles X était renversé.
Les forces d'occupation
Contrairement au Maroc et à la Tunisie, la conquête de l'Algérie fut longue. Les Français l'ont soumise village après village, par des méthodes brutales, alors qu'il leur a suffi de signer quelques accords (d'État à État) pour imposer un «protectorat» au Maroc et à la Tunisie. Par exemple, la résistance conduite par l'émir Abd el-Kader allait durer dix-huit ans. L'armée française d'Afrique finit par occuper tout le pays seulement en 1847, lorsque Abd el-Kader déposa les armes et se rendit aux forces d'occupation (pour aller se réfugier ensuite en Egypte). Les méthodes utilisées par l'armée française furent souvent brutales.
La classe politique de l'époque pensais que la culture française était supérieure et que la France devait civiliser les peuples jugés peu évolués.
Les colons et certains immigrés français purent dominer la société algérienne et imposer leur langue qui devint quasi exclusive dans l'Administration, l'enseignement et l'affichage. En 1930, le gouvernement colonial celebra avec faste le «Centenaire de l'Algérie française». Une loi française de 1938 déclara même l'arabe comme «langue étrangère en Algérie». Pendant que des Français et autres Européens d'Algérie occupaient les villes et les meilleures terres, disposaient d'écoles, de routes et de services publics efficaces, la vaste majorité des musulmans vivaient dans des conditions misérables sans accès aux soins de santé et à l'éducation pourtant obligatoire et gratuite selon la loi française.
L'Algérie est devenue indépendante à l'issue d'une guerre longue et coûteuse (guerre d'Algérie) contre la colonisation française. Cette indépendance a été acquise, suite au référendum d'autodétermination prévu par les accords d'Évian, le 5 juillet 1962. Après des années de régime autoritaire, l'ouverture d'éléction libres en 1991 a marqué le début d'une guerre civile sanglante. Cette guerre opposait des islamistes et les forces gouvernementales. Le nombre de morts, difficle a évaluer, est de l'ordre de 200 000. Plus récemment, une coalition formée de trois partis : FLN, RND, MSP soutient le programme présidentiel. Le président en exercice est Abdelaziz Bouteflika.